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Le sport indispensable pour les personnes âgées!

Peut-on se faire prescrire du sport pour prévenir les effets de l’âge ?

Bien vieillir, c’est être capable de continuer à profiter de la vie dans un corps qui change. Pour y parvenir, l’activité physique régulière joue un rôle essentiel, tant pour le maintien des capacités physiques et de l’autonomie, que pour lutter contre les sentiments négatifs liés au deuil de la personne que l’on a été.

Chez les personnes âgées, l’activité physique et sportive contribue à prévenir la fragilité et à éviter que les changements liés à l’âge ne deviennent des maladies sources de handicap et de dépendance. Le médecin traitant peut aider ses patients âgés à trouver une activité sportive adaptée à leurs besoins et à leurs préférences.

Les effets du vieillissement sur le corps

Le vieillissement n’est pas une maladie, même si certaines pathologies sont liées à l’âge. Dans le processus normal de vieillissement, la masse musculaire diminue, les os se fragilisent, la capacité cardiorespiratoire se réduit, l’équilibre est moins assuré… L’ensemble de ces changements accroît la sédentarité qui, dans un cercle vicieux, accélère la perte de capacités physiques liée au vieillissement.

Les effets du vieillissement sur le psychisme et la vie sociale

Le vieillissement provoque fréquemment une diminution de la vie sociale. Cet isolement progressif augmente le risque de dépression, favorise la sédentarité et entraîne une perte de l’estime de soi. Il est également à l’origine de troubles du sommeil et de recours aux médicaments psychotropes qui peuvent avoir un impact négatif sur la mémoire, le langage et l’organisation de la pensée.

Qu’appelle-t-on fragilité de la personne âgée ?

Dans le contexte du vieillissement, on parle de « fragilité » lorsqu’une personne est à risque accru de perte d’autonomie, sans que ce risque soit lié à une maladie en particulier. La fragilité est une dynamique négative dans laquelle la personne est engagée et qui peut se manifester par des chutes répétées, une incapacité croissante à effectuer les actes de la vie quotidienne, la prise d’un grand nombre de médicaments ou une succession d’hospitalisations.

Pourquoi les personnes âgées doivent-elles maintenir une activité physique régulière ?

Chez la personne âgée, la pratique sportive ou l’activité physique est essentielle pour maintenir les capacités physiques en luttant contre les effets négatifs de la sédentarité : rester assis moins de trois heures par jour permettrait d’augmenter de deux ans l’espérance de vie. Elle contribue également à prévenir la fragilité, voire à renverser la dynamique négative qui la caractérise.

Quelles activités physiques pour une personne âgée ?

Chez la personne âgée, le choix d’une activité physique va dépendre des objectifs recherchés : par exemple, amélioration de la capacité cardiorespiratoire, augmentation de la masse musculaire, renforcement du squelette, lutte contre l’isolement social, etc.

Ce choix dépend également du degré de fragilité. Plus celui-ci est important, plus l’activité physique devra être individualisée dans sa nature et son intensité pour éviter les accidents.

Dans tous les cas, la remise en forme doit être progressive pour préserver la sécurité des personnes.

Le médecin peut-il prescrire une activité sportive adaptée ?

Même si la prescription de l’activité physique adaptée (APA) par un médecin est, d’un point de vue légal, réservée aux personnes souffrant d’une maladie chronique:

Rien n’empêche un médecin de prescrire du sport à une personne âgée en bonne santé qui souhaite profiter des bienfaits de l’APA.

De nombreuses fédérations sportives ont développé des activités spécifiquement destinées à prévenir les effets du vieillissement. C’est le cas, par exemple, du HANDFIT avec la Fédération française de Handball, qui se pratique dans la majorité des clubs de handball français.

https://www.ffhandball.fr/fr/vie-des-clubs/jouer/handfit

Femmes, sport, dirigeantes, l’histoire d’un long combat

Des différences subsistent entre les hommes et les femmes en matière de pratique sportive de masse et de haut niveau, ou de représentativité dans les instances sportives. Mais que de chemin parcouru quand on songe aux origines du sport organisé, qui tenait les femmes totalement à l’écart ! Pourquoi les femmes ont-elles dû se battre davantage que les hommes pour pratiquer le sport ? Quelles furent les étapes de ce long combat ? Plongée au cœur d’une histoire passionnante et méconnue.

La genèse : une histoire de corps
La pratique sportive est intimement liée à l’utilisation et l’exploitation du corps. De fait et au fil des époques, l’appropriation du sport par les femmes s’est « naturellement » heurtée aux représentations normatives du corps et de la féminité qui englobent donc la sexualité, la beauté et la maternité. Au fil des décennies, le corps médical, les institutions, les politiques et l’opinion publique se sont emparés de ce débat et ont dicté le cadre de la pratique sportive pour les femmes et les filles. Les facteurs sociaux, culturels et conjoncturels ont contribué à créer les inégalités dans l’accès au monde du sport pour les femmes. L’école et l’éducation physique, en particulier, ont eu un rôle majeur dans l’intériorisation des modèles de féminités en France. Du reste, l’histoire nous montre deux processus différents pour l’accès à des disciplines considérées comme « masculines » (football, rugby, boxe, lutte) ou les disciplines « gracieuses » telles que la gymnastique, le patinage. Un axe d’étude qui est encore d’actualité aujourd’hui !

Quand les femmes devaient se déguiser en homme !
Le nom Kallipateira ne vous dit peut-être rien. Pourtant, elle est la cause de la mise en place des premiers tests de féminité aux jeux Olympiques.

En 440 avant J.-C, elle entraîna son fils pour les JO, et se déguisa en homme pour l’accompagner à Olympe, tant excitée par la victoire de son fils, que sa tenue se décrocha. Les dirigeants décidèrent ainsi qu’entraîneurs et athlètes participerait en tenue d’Adam, pour ne plus se faire avoir. Ironie de l’histoire : de nos jours, les tests de féminité sont utilisés pour s’assurer au contraire, qu’un homme ne se fait pas passer pour une femme ! Jusqu’en 1800, il était très mal vu pour les femmes de participer à des compétitions ou combats, la plupart se déguisant pour prendre la cotte de mailles. La guerre et le sang étaient leur quotidien.

L’exercice physique entre à l’école… pour aider les femmes à faire le ménage !
C’est paradoxalement un texte qui serait jugé aujourd’hui extrêmement mysogine qui marque le coup d’envoi de la pratique sportive de masse pour les femmes. La défaite de 1870 et la chute du Second Empire pousse les politiques à donner une dimension nationale et utilitaire au sport et la gymnastique devient une priorité nationale.

L’Education Physique est inscrite dans la Loi en 1882, avec cette formule : « l’école primaire peut et doit faire aux exercices du corps une part suffisante pour préparer et prédisposer (…) les garçons aux futurs travaux de l’ouvrier et du soldat, les jeunes filles aux soins du ménage et aux ouvrages des femmes ».

La fin des jupes longues
A la fin du 19e Siècle, la pratique féminine se développe. Mais les sportives sont priées de conserver une part de féminité. Avant l’intervention d’Amelia Jenks Bloomer, en 1851, les sportives devaient courir en jupe longue. Amelia a créé les « bloomers », ces shorts « culottes » pour l’athlétisme et le volley, initialement utilisé pour faire de la bicyclette.

En 1900, les femmes font leur apparition aux JO, en tennis et golf mais les hommes sont sceptiques à leur participation, comme le montre la citation du Dr Maurice Boigey, « La femme n’est pas faite pour lutter mais pour procréer ». Les femmes ne sont donc présentes que pour des sports de démonstration et sont rabaissées pour leur qualité physique, inférieure aux hommes.

Alice Milliat la féministe répond à Pierre de Coubertin le mysogine
Au début du XXe Siècle, naissent les premières sections féminines sportives. Mais le scepticisme des hommes à l’égard des sportives demeure,

A l’image de cette phrase prononcée par Pierre de Coubertin en 1912 : « Les jeux olympiques devraient être réservés aux hommes, leur rôle (les femmes) avant tout devrait être de couronner les vainqueurs ».

Alice Milliat, sportive française et  ambassadrice du sport féminin, fonde en 1917 la Fédération des sociétés féminines sportives de France (FSFSF) puis la Fédération sportive féminine internationale (FSFI), afin d’offrir aux femmes des compétitions en alternance avec celles qui sont proposés aux hommes, et se bat pour inclure les femmes dans les compétitions officielles. Un combat qui finira par porter ses fruits.

Lors des jeux olympiques d’été de 1928,

277 femmes auront le droit de participer aux épreuves d’athlétisme des olympiades aux côtés des    2 606 hommes.

Le droit de vote des femmes marque un nouveau départ.
On l’oublie trop souvent, mais c’est par une ordonnance du 21 avril 1944 qu’est donné aux femmes le droit de voter et d’être élues. Il y a 75 ans à peine ! Juste après la guerre, plusieurs fédérations nationales accueillent hommes et femmes.

Toutefois, les institutions sportives restent dirigées par des hommes et l’école devient mixte… mais pas encore l’éducation physique. Certains sports comme le football restent encore interdits. Plus pour très longtemps, heureusement.

1970, date de naissance de la mixité.
C’est en 1970 qu’est décrétée la mixité dans les cours d’EPS. La vague de mai 68 est passée par là. Quelques performances retentissantes de sportives également. Comme celles de la skieuse Marielle Goitschel, première femme désignée « Championne des champions » par le journal L’Equipe, en 1964.

C’est aussi en 1970 que le football est enfin autorisé pour les femmes. Les Etats-Unis adoptent le 23 juin 1972 l’amendement « Title IX » avec un délai d’application qui court jusqu’en 1978, qui donne un essor exceptionnel au sport féminin scolaire et universitaire.

Billie Jean King obtient l’égalité des primes dans le tennis.
Le tennis est un pionnier de l’égalité. En 1973, Billie Jean King, alors meilleure joueuse du monde, menace de ne pas participer à l’US Open si les femmes n’obtiennent pas les mêmes droits que les hommes.

Depuis, l’égalité est appliquée pour ce tournoi, où hommes et femmes bénéficient des mêmes revenus du premier au dernier tour. L’application fut plus tardive pour les autres « Grand Chelem » : 2000 pour l’Open d’Australie et 2007 pour Roland-Garros et Wimbledon.

Aujourd’hui, 26% des dirigeants des grandes fédérations internationales sont des femmes. Mais en France, une seule fédération olympique compte une femme pour présidente.

La Fédération française d’escrime. Loin de se considérer comme un exemple ou de vouloir porter une cause, Isabelle Lamour dresse un constat de cette situation. Je suis devenue la deuxième femme à diriger une fédération olympique après Jacqueline Reverdy à la Fédération française d’équitation dans les années 1990/2000. C’est vrai que le constat est un peu triste. Sur environ 35 fédérations olympiques, avec un renouvellement tous les quatre ans, seules deux femmes ont accédé à la fonction de présidente. C’est un peu dommage.

Epilogue : liberté, égalité, mixité.
Aux JO de 1900, il n’y avait que 2,1% d’épreuves féminines. A Rio, ce chiffre sera de 47,4%. La parité est presque atteinte. Toutefois, de nombreux combats restent à mener. Songez que le saut à skis n’est autorisé pour les femmes aux Jeux olympiques que depuis 2014.

La place des femmes au sein des instances sportives et dans les métiers du sport reste limitée, tout comme la place accordée au sport féminin dans les grands médias. Mais le vrai combat, c’est celui de la mixité.

Pour rappel: le dernier renouvellement des instances dirigeantes des fédérations agréées a eu lieu en 2013. le code du sport conditionnait alors l’obtention de l’agrément des groupements sportifs à l’existence de dispositions statutaires garantissant l’accès des femmes et des hommes à leurs instances dirigeantes en attribuant un nombre de sièges en proportion du nombre de licenciées éligibles.

Pour l’olympiade en cours (2013 – 2016): 48 fédérations (44,4 %) respectent l’ensemble des anciennes dispositions de l’article R.131-3 annexe 1.5 du code du sport. 62 fédérations (60 %) les respectent pour la composition de leur comité directeur et 65 fédérations (60,2 %) les respectent pour la composition de leur bureau fédéral. Ces données témoignent d’une progression de la féminisation des instances dirigeantes des fédérations françaises sportives. Celle-cireste, néanmoins, encore insuffisante pour répondre aux dispositions législatives inscrites dans la loi du 4 août 2014 précitée.

Le jour où le terme   « sport féminin » aura définitivement disparu du vocabulaire populaire, cet ultime combat sera gagné.

www.womensports.fr

Curry de Lotte Coco Banane, Riz Complet

Infos pratiques

  • Nombre de personnes4
  • Temps de préparation10
  • Temps de cuisson30
  • Temps complémentaire15
  • Degré de difficultéConfirmé

Ingrédients

700 g de queue de lotte en médaillons
1 banane à peine mûre
1 petite boîte d’ananas au sirop
25 cl de lait de coco
1 gousse d’ail
1 oignon
1 c. à s. d’huile d’olive
2 c. à c. de curry en poudre
4 c. à s. de coriandre ciselée
1 c. à s. de noix de coco râpée
250 g de riz complet
sel ; poivre

Étapes

Chauffez l’huile dans une cocotte, faites revenir l’ail et l’oignon émincés pendant 2 min en remuant. Saupoudrez de curry, ajoutez l’ananas égoutté puis baissez le feu.
Déposez les morceaux de lotte sur l’ananas, salez, poivrez et versez de l’eau à hauteur. Couvrez et faites cuire 20 min à feu moyen.
Pendant ce temps, faites cuire le riz 15 min à l’eau bouillante salée. Égouttez.
Quand le poisson est cuit, ajoutez le lait de coco, mélangez délicatement et laissez mijoter encore 5 min. Versez dans le plat de service.
Coupez la banane en fines rondelles, disposez-la sur le curry et parsemez de coriandre et de noix de coco râpée. Servez aussitôt avec le riz.

L’industrie agro-alimentaire au bord du gouffre

L’industrie agro-alimentaire au bord du gouffre

Chère lectrice, cher lecteur,

L’industrie agro-alimentaire va mal.

Le grand public prend conscience qu’on lui vend des cochonneries. Il se rebelle contre Nutella, Kinder, Coca-Cola, Twix et tant d’autres.

Une nouvelle application sur smartphone appelée i-boycott permet désormais de scanner n’importe quel article au supermarché pour connaître le scandale sanitaire qui se cache derrière, s’il y en a un.

Les industriels paniquent. Leur représentant, Richard Girardot de l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA) a convoqué la presse pour dénoncer le phénomène :

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Granola croquant vitaminé sans sucre

Pour 4 personnes

240 g de noix mélangées ( noisettes, amandes, pécan)
180 g de coco râpée 100 g de flocons d’avoine
4 c.à soupe de sirop d’agave2 c. à soupe d’huile de coco (facultatif)
1 c.à café rase de cannelle en poudre.
 
Préchauffez le four à 160 ° C 
Hachez grossièrement les noix dans un mixeur.
Mélangez-les avec les autres ingrédients.
Etalez le tout sur une plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé.
Enfournez 20 min, jusqu’à ce que le granola soit doré.
A fin de cuisson, coupez des morceaux.